Scénario série 8 x 26 – Drame / Thriller fantastique
Sélectionnée par la Maison des Scénaristes pour les rencontres
auteurs-producteurs au Festival Séries Mania à Lille.

 

« Il y a un autre monde mais il est dans celui-là »
Paul Eluard

 

Une petite fille reçoit une machine pour voyager dans les souvenirs en entrant en contact avec l’eau. Elle, qui a perdu la mémoire, qui n’a aucun souvenir de son passé.
Accompagnée d’une jeune femme badass et d’un homme solitaire et à la dérive, elle entamera un voyage à la recherche de son concepteur, un voyage où ils dévoileront leurs souvenirs les plus enfouis et qui changera leurs vies.

« – Pourquoi on a tous ce besoin… d’être ailleurs, tu sais ?
– Ce n’est pas ailleurs, c’est ici. Ça fait partie de la même chose, pas la peine de se demander pourquoi.
Ce n’est pas normal de vivre que dans la moitié réelle des choses.
Et là où on va c’est l’autre moitié ce n’est pas ailleurs. »

J’ai toujours été passionné par les souvenirs. Comme une matière vivante que nous modulons à notre façon, que nous imaginons vraie et figée mais qui n’est qu’une interprétation personnelle de plus.  Quand j’ai commencé à réfléchir à un nouveau projet deux choses qui me semblent étroitement liés sont venues à mon esprit : la mémoire comme sujet et l’eau comme moyen. Les images subaquatiques sont toujours empreintes d’une poésie due à la distorsion du temps qu’elles procurent aux spectateurs. Elles sont donc un moyen pour rentrer dans une autre dimension. La théorie de « La mémoire de l’eau », découverte au gré de mes recherches et de mes lectures, a été le point de départ.
Un projet qui relie l’eau et les souvenirs.

Je voulais parler des souvenirs, c’est avec eux qu’on doit vivre, d’où l’importance de trouver un équilibre entre la mémoire et l’oubli.  Et du rôle du présent dans la place qu’on lui laisse.

Mais au fur et à mesure que j’avançais dans le projet un autre sujet qui me tient à cœur est apparu, le besoin de créer un groupe humain pour comprendre et traverser des épreuves. Je pense que seulement le collectif permet de réaliser des choses inimaginables mais il doit être porté par une conviction profonde et une certaine forme d’amour.

Et ce sujet a pris une place centrale.

Ce groupe humain devait avoir une forme contemporaine. Aujourd’hui la famille peut avoir de formes diverses,  où la notion de choix et d’affinités sont aussi importants que la filiation. J’ai imaginé trois personnages aux profils et motivations complètement différents qui seront basculés entre leurs liens de sang et leurs nouveaux  liens affectifs.
Ils formeront une sorte de famille recomposée grâce aux liens crées pendant leur parcours commun. Mais pas seulement, la forme doit être contemporaine. On constate de plus en plus une inversion de rôles où les enfants sont amenés à prendre des décisions d’adulte et n’arrivent pas à trouver leur place. Le moteur de cette histoire sera donc une petite fille qui entraînera deux jeunes adultes qui contemplent la vie avec lucidité, en hésitant d’y rentrer. Deux jeunes adultes représentants d’une génération désabusée et un enfant qui ne veut plus attendre, qui veut que les choses bougent.
Paradoxalement l’absence d’ambition des adultes leur procurera une liberté rare, leur permettant de se laisser porter par la vie, sans douter du chemin qu’elle a décidé de prendre. Finalement dans ce nouvel équilibre à trois la petite fille retrouvera la place qu’elle n’a jamais eue : celle d’un enfant.

Pourquoi insérer cette histoire dans le fantastique ?

J’aime quand un élément déclencheur permet d’énoncer des questions qu’on se pose depuis toujours. Le fantastique permet de mettre en avant des questionnements profonds mais de les aborder d’une façon légère et à des moments précis où ces questionnements deviennent inévitables.

Comment croire à cette histoire particulière ?

Pour raconter une histoire où le plausible dépasse les limites habituelles du réalisme, il me semble indispensable de créer un univers fort. Un univers très intense pour immerger le spectateur, pour qu’il puisse accepter des évènements à la frontière de la raison.

DROPS est un projet qui parle des gens perdus, qui arriveront à construire un groupe humain grâce aux voyages dans leurs souvenirs.

Si vous voulez en savoir plus sur ce projet ou recevoir le dossier de présentation n’hésitez pas à me contacter.
Merci et à bientôt 
Pablo Pinasco